Le secteur social résiste

Les métiers du social ne connaissent pas le chômage, étant donné que les besoins sont croissants : l’augmentation des situations d’isolement, le vieillissement généralisé de la population, l’amplification des situations de dépendance et de précarité…. Toutes ces circonstances font appel à des professionnels qualifiés à cet objet.

L’employabilité du secteur social

Le diplôme de référence du social est le DE (diplôme d’État),  nécessaire pour devenir assistant de service social ou éducateur spécialisé. Cependant il en existe 11, correspondant chacun à un métier. Préparés dans les écoles de travail social, et oscillant entre 1 et 3 ans, certains sont accessibles sans bac, d’autres avec bac ou bac+2, et vont du BTS au DUT carrières sociales, passant par des licences et des masters, offrant également des parcours dans ce domaine.

Une étude réalisée par la Direction de la Recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publiée en Octobre et portant sur les diplômés de 2010, montre que les diplômés des formations sociales accèdent rapidement à l’emploi par rapport aux autres secteur, notamment 85% des jeunes diplômés sociaux ont trouvé un travail trois mois après avoir mis terme à leur formation, contre 67% des étudiants du même niveau mais issus d’autres secteurs.

Les conclusions

Le temps d’accès moyen à un premier emploi pour les formations sociales de niveau III est de 1,5 mois, contre 3,4 mois nécessaires pour les formations non sociales de même niveau. Ainsi, le constat est que l’insertion de ces jeunes est aussi rapide qu’en 2007, alors que les autres secteurs ont connu un décrochage. Au cours des trois premières années de vie active, le temps passé en emploi représente 88 % pour les étudiants de niveau III, contre 70 % des autres diplômés de niveau équivalent. Par conséquent, on peut conclure que le chômage est moins élevé pour les formations sociales.

Par contre, les premiers contrats sont en général de courte durée : six mois au maximum pour 35 % d’entre eux. Cependant, ce premier contrat dure plus longtemps que celui des autres diplômés de niveau équivalent, bien que le temps partiel soit souvent imposé. Dans ce contexte, l’étude révèle que pour leur premier emploi, les diplômés de formations sociales de niveau III et IV sont respectivement 23 % et 16 % à être embauchés à temps partiel, bien qu’ils ne l’aient pas choisi, puisque presque 80 % des étudiants du social recrutés à temps partiel déclarent qu’ils auraient souhaité travailler à plein temps.

A niveau équivalent, en début de carrière, les salaires des diplômés des formations sociales sont supérieurs à ceux des diplômés d’autres secteurs. Toutefois, si l’on calcule les salaires en équivalents temps plein, ceux des professions sociales ont baissé de 4 % en trois ans, alors qu’ils ont augmenté pour les autres diplômés de niveau III. De ce fait, une baisse générale des salaires dans ce secteur est constatée.

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